Je m'interesse à l'anecdote.

Dur de remonter à sa source; elle dépend de la mémoire.
Alors on remet en question sa véracité, tant elle semble tenir du mythe.

Art oral, téléphone arabe. L'anecdote se rapporte et se colporte.

Quelles peuvent en être ses modalités de diffusion?

Je me demande si on ne peut pas dessiner l'anecdote pour court-circuiter la parole.
Récit court et parlant par l'image.




A.− Petit fait historique survenu à un moment précis de l'existence d'un être, en marge des événements dominants et pour cette raison souvent peu connu. Que l'on raconte en en soulignant le pittoresque ou le piquant.
« court récit d'un fait curieux » (Voltaire, Lettres ds Dict.)
alternatives
pirates
en marge
à l'interstice des institutions
sauvages
L'expo à but lucratif en galerie-institution propose l'oeuvre d'art en contre-partie d'un généreux don. Tu repars avec une part de l'artiste ; et s'il est côté, l'achat devient un investissement aux rouages complexes -il y a là tout un monde qui m'échappe, port franc et co.

Ensuite vient le catalogue d'expo qui représente pour moins cher (je pense au musée imaginaire d'A.Malraux). En consolation du manque d'authenticité, il offre un autre point de vue, celui de l'ensemble ; et se métamorphose en une archive curatoriale. La selection servant parfois un exposé, le catalogue peut devenir un objet de collection.

Après l'authentique oeuvre, après sa reproduction, une nouvelle stratégie mercantile : la diffusion de "goodies" low-cost (affiches, zines, objets sériels). Travaux indépendants OU appuyant le corpus présenté (carte postale) OU sujets-mêmes de l'évènement (oeuvre-marchandise et le positionnement doit être clair, sinon on retombe dans la cat.n°1). Le graphique investissement acheteur - visibilité offre de nombreuses possibilités et il faut savoir se placer entre la recherche de profit et la diffusion de son image (par ex. la gratuité en est une extrémité). Cette stratégie est utile lorsqu'on n'a pas envie de céder le contenu présenté.
Alors on adapte son budget production à son positionnement, engagé jusque dans la matière. L'édition haute-diffusion en impression low-cost à haut rendement : couleur sur papier journal cheap (revue Galeries Anti-Galeries) ; N&B sur ticket de caisse agrafé (zine Tom Sachs). Sinon, plus qualitative, l'affiche riso devient une oeuvre en soi.

Tandis que l'image s'avère pratique comme objet à transmettre, quid de l'objet ? Plus encombrant, et aux temporalités/coûts de fabrication rallongés. J'imagine un objet sériel qui, de part sa typologie, ne demande pas un gros investissements acheteur sans tomber dans le futile (entre le frigo et le jouet McDo).
Par ex. imaginons un petit stock d'équerres naturelles Vershaeve, peu chères produire ; bonus, elles sont toutes différentes de par leur matérialité.
exposition
galerie
white cube
THE GALLERY AS A MARKET PLACE
Sur la diffusion d'objets en galerie
le 2D s'expose plus facilement que des objets de design
comment poser mon regard et ma méthodologie de designer ?

> analyser des stratégies d'art contemporain et les apposer à la scène du produit. Où ? en galerie / en salon?
visibilité
légitimation
institution (artistique)
comment le jeune designer peut-il calquer à sa propre pratique, des stratégies alternatives du monde de l'art contemporain concernant la monstration artistique?
exposition
problématiques :
qu'est-ce qui motive les jeunes créateurs à monter des expositions en marge des institutions artistiques classiques?
A.− Action de disposer de manière à mettre en vue.
B.− Présentation publique d'œuvres d'art, pour une durée déterminée en un certain lieu. Lieu où sont exposés des œuvres. Ensemble d'œuvres exposées (métonymie).
C.− Action de disposer de manière à soumettre à l'action de. (PHOT.) Action d'exposer une surface sensible aux rayons lumineux. Orientation d'un site par rapport à l'influence de divers facteurs du milieu.
D.− Action de présenter, par écrit ou oralement, généralement sans prendre position, des données de fait ou le contenu d'une œuvre sous forme d'un développement ordonné visant à l'exhaustivité.
A.− Salle où se trouvent réunies des collections (de tableaux, d'objets d'art); aménagée pour une exposition.
B.−Magasin où sont exposées, pour être vendues, des œuvres d'art.
A.− Organisme public ou privé, régime légal ou social, établi pour répondre à quelque besoin déterminé d'une société donnée.
B.− Instituer : se donner une fonction de sa propre autorité.
Il y a un lien entre l'institution et l'officiel.
A.− Désigne une esthétique de représentation artistique né au 20e siècle aux côtés de l'abstraction. L'oeuvre est disposée dans un espace neutre aux murs blancs ; détachée de toute réalité pour en faciliter sa lecture.  

En 76 dans son essai, Brian O'Doherty définit le WC comme un environnement hautement contrôlé et politique.
Il le compare à l’église; lieu de sacralisation de l’art, espace idéologique qui impose des modes spécifiques de réception et de compréhension de l’art.
Isolant l’oeuvre de toute réalité, le WC l’élève au rang d’expérience intemporelle purement esthétique, une transcendance qui appuie l’autorité de l’institution et de l’artiste.
Il explore aussi la manière dont l’organisation du WC permet la marchandisation de l’art, l’assertion institutionnelle et comment cet espace, en s’adressant a un public spécifique, renforce les dynamiques de pouvoir et de dominations culturelles, hiérarchies de gout et de privilèges.
A.− Pour un artiste : capacité à voir et à être vu. Donc comprend exposer son travail et tisser des liens inter-personnels.
A.− Pour un artiste : capacité à voir et à être vu. Donc comprend exposer son travail et tisser des liens inter-personnels.
alternatif
A.− "indicates its defiance of these other models driven by profit and exclusionary"
anecdotes, occurrences historiques
format
Pour cultiver l'anecdote il faut parler.



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